L’incroyable légèreté de France Info et France Inter

(Pour lire les réponses à cette lettre, se reporter en fin de cette page.)

Cuve de l’EPR de Flamanville : l’incroyable légèreté d’Areva et EDF

https://www.franceinter.fr/sciences/cuve-de-l-epr-de-flamanville-l-incroyable-legerete-d-areva-et-edf

 

L’incroyable légèreté de France Info et France Inter

Monsieur le Médiateur.

L’émission « Secrets d’infos » du 31 mars a été une attaque en règle contre la filière nucléaire française. Ce n’est pas la première fois que France Inter étale son a priori antinucléaire. Avant d’en venir à cette émission  je voudrais souligner le fait que l’avenir du nucléaire ne se joue pas et ne se jouera pas en France mais en Chine, en Inde, en Russie et aux USA. Ce qui est actuellement en cause c’est l’avenir de la filière française de construction et d’entretien de réacteurs.  La filière nucléaire française est fragilisée du fait du choix discutable (économiquement) de l’EPR, de la perte de compétences due au fait que  le dernier réacteur construit par AREVA a démarré il y a 25 ans et que la transmission des connaissances entre la génération qui a réalisé le parc  qui sert encore de référence mondiale et la génération actuelle n’a pas pu se faire dans de bonnes conditions. A qui profiterait l’effondrement de cette filière ? Posez-vous la question. Ce ne serait d’ailleurs pas la première débâcle industrielle que connaîtrait notre pays.  Lorsque viendra le temps de renouveler notre parc de réacteurs nous achèterons nos réacteurs aux Chinois comme nous leur achetons nos panneaux photovoltaïques.

J’en viens à l’émission. Les auteurs ont laissé entendre qu’ils avaient eu accès à des échanges de courrier, plus ou moins confidentiels, entre l’ASN, d’une part, AREVA et EDF d’autre part. Je cite : Pourtant, deux documents obtenus par France Inter, et plusieurs témoignages démontrent qu’EDF et Areva avaient été alertées dès 2005 des dysfonctionnements de cette usine.

En fait les documents sont tout à fait publics puisque mis  sur le site de l’ASN à la demande du HCTISN : https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Qualite-des-fabrications-de-Creusot-Forge

 

Sur ce  site on voit qu’il y a deux séries d’échange :

  1. Une première série du 16 décembre 2005 au 21 décembre 2007, bien avant le début du travail sur la cuve de l’EPR. L’ASN met en cause des écarts de fabrication, en particulier sur les Générateurs de vapeur destinés à des réacteurs en construction par Mitsubishi et Framatome. Depuis 2003 l’usine du Creusot était passé sous le contrôle du   groupe France-Essor de Michel-Yves Bolloré. Ce n’est qu’en septembre 2006 que la Forge passait sous le contrôle d’AREVA. Cette période de changement de propriétaire était sans doute difficile, ce qui pouvait justifier les inquiétudes de l’ASN.  Toujours est-il que, selon le document de l’ASN :

A partir de début 2008, la situation semble s’améliorer dans les usines du Creusot (Creusot Forge et Industeel). Le volume des fabrications nucléaires françaises se stabilise, voire diminue. L’ASN mandate des organismes pour la surveillance de la fabrication des composants conformément aux nouvelles dispositions prévues par l’arrêté ESPN du 12 décembre 2005.

  1. De 2008 à 2012 RAS. Malgré cela vos journalistes insinuent que les forges étaient restées dans un état de délabrement avancé. C’est indigne.
  2. En mars 2012 AREVA signale des défauts dus à l’hydrogène sur les viroles de Générateurs de vapeur (GV). On ne parle plus de ce type de problème au-delà du 5 novembre 2012, ce qui semble indiquer que le problème avait été réglé. D’ailleurs l’ASN autorisera la mise en fonction des GV concernés.
  3. En octobre 2013 AREVA signale à l’ASN une mauvaise maîtrise des ségrégations de Carbone sur les dômes de GV. C’est à partir de là que la question de ces ségrégations est posée pour les GV et le fond et le couvercle de l’EPR.

Contrairement au titre de l’émission ces documents accessibles au public démontrent le sérieux des contrôles effectués par AREVA  et suivis de près par l’ASN. Il n’y a eu aucune légèreté dans tout cela sauf celle de vos journalistes.

Vous donnez la parole à des soi-disant experts connus pour leur opposition systématique au nucléaire français, Yves Marignac, Bernard Laponche et, un comble, un représentant de Greenpeace qui est une vraie machine à désinformation. Pourquoi ne pas avoir consulté des vrais spécialistes de la métallurgie sous irradiation comme le professeur Yves Bréchet qui a été auditionné par l’OPECST sur ce sujet. Mais vos journalistes préfèrent Greenpeace aux Académies des Sciences et des Technologies. Lorsqu’on rapproche la diffusion de leur émission à charge de la campagne électorale que nous vivons actuellement on comprend leur intention qui n’a rien à voir avec ce qu’on attend d’un service public qui devrait se contenter d’informer sans déformer pendant cette période sensible.

Hervé Nifenecker

 

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Version avec commentaires :

Consignes de lecture :

  • En noir le texte initial de première réponse déposé par Hervé Nifenecker sur le site http://mediateur.radiofrance.fr
  • En rouge, la réponse du journaliste Sylvain Tronchet  le 04/04/2017 à cette lettre au médiateur  (@SylvainTronchet)
  • En bleu la seconde réponse de Hervé Nifenecker  le 5/04/2017 (@HerveNifenecker)

 

 

Cuve de l’EPR de Flamanville : l’incroyable légèreté d’Areva et EDF

https://www.franceinter.fr/sciences/cuve-de-l-epr-de-flamanville-l-incroyable-legerete-d-areva-et-edf

 

L’incroyable légèreté de France Info et France Inter

Monsieur le Médiateur.

L’émission « Secrets d’infos » du 31 mars a été une attaque en règle contre la filière nucléaire française. Ce n’est pas la première fois que France Inter étale son a priori antinucléaire. Avant d’en venir à cette émission  je voudrais souligner le fait que l’avenir du nucléaire ne se joue pas et ne se jouera pas en France mais en Chine, en Inde, en Russie et aux USA. Ce qui est actuellement en cause c’est l’avenir de la filière française de construction et d’entretien de réacteurs.  La filière nucléaire française est fragilisée du fait du choix discutable (économiquement) de l’EPR, de la perte de compétences due au fait que  le dernier réacteur construit par AREVA a démarré il y a 25 ans et que la transmission des connaissances entre la génération qui a réalisé le parc  qui sert encore de référence mondiale et la génération actuelle n’a pas pu se faire dans de bonnes conditions. A qui profiterait l’effondrement de cette filière ? Posez-vous la question. Ce ne serait d’ailleurs pas la première débâcle industrielle que connaîtrait notre pays.  Lorsque viendra le temps de renouveler notre parc de réacteurs nous achèterons nos réacteurs aux Chinois comme nous leur achetons nos panneaux photovoltaïques.

S.T. : Bonjour Monsieur, et merci de l’intérêt que vous portez à notre émission.

Sur ce premier point, nous sommes tout à fait conscient qu’une partie de l’avenir de la filière nucléaire française se cristallise autour de cette affaire. Ce qui a tendance à montrer sa gravité. Il est vrai que certains clients (comme le sud africain ESKOM) ont déjà commencé à refuser certaines productions en provenance du Creusot. Et que l’autorité de sûreté britannique suggère aujourd’hui à EDF de se tourner vers un autre fournisseur pour le projet Hinkley Point (nous en publions le rapport). Mais est-ce notre rôle de le cacher quand l’ensemble de la filière nucléaire mondiale regarde de près ce qui se passe au Creusot ?

H.N. : Il ne s’agit pas de cacher quoique ce soit  puisque l’ASN et le HCTISN sont là pour assurer la transparence. Mais encore faut-il ne pas transformer une information en procès à charge.

Vous citez Eskom et HP. Il est certain que lorsqu’on entend des voix discordantes dans l’équipe de France du Nucléaire, il faut souvent payer cash comme on l’a vu avec l’échec commercial aux Emirats Arabes Unis. Plutôt que de participer au cœur du French Bashing il aurait été intéressant que vous citiez quels sont les concurrents internationaux des Forges du Creusot et quelles sont leurs relations avec les autorités locales de sûreté. A quelle réglementation obéissent-ils ?  Mais, sans doute, allez-vous faire cette enquête dans une prochaine émission « secrets d’info ». Je serai alors un auditeur attentif.
S.T. : Nous n’avons aucun a priori anti-nucléaire. Est-il militant de s’interroger sur le respect des normes de sécurité dans cette industrie qui n’est pas anodine ? Nos informations ont été reprises par l’ensemble de la presse française. Toute la presse serait-elle du côté des anti-nucléaires ? A aucun moment nous ne nous interrogeons sur le bien-fondé de l’existence d’une filière nucléaire civile en France.

H.N. : Il n’est pas nécessaire de s’interroger sur l’existence d’une filière nucléaire si on accuse AREVA et EDF de ne pas tenir compte des recommandations de l’ASN, qui elle-même ne semble pas s’en formaliser.

J’en viens à l’émission. Les auteurs ont laissé entendre qu’ils avaient eu accès à des échanges de courrier, plus ou moins confidentiels, entre l’ASN, d’une part, AREVA et EDF d’autre part. Je cite : Pourtant, deux documents obtenus par France Inter, et plusieurs témoignages démontrent qu’EDF et Areva avaient été alertées dès 2005 des dysfonctionnements de cette usine.

En fait les documents sont tout à fait publics puisque mis  sur le site de l’ASN à la demande du HCTISN :https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Qualite-des-fabrications-de-Creusot-Forge
Sur ce  site on voit qu’il y a deux séries d’échange :

 

S.T. : Non, ces documents n’étaient pas publics. En témoigne la date de mise en ligne de la page que vous nous indiquez (31/03/2017 – en début de texte). Ces documents ont été publiés par l’ASN suite à nos révélations, non pas à la demande du HCTSIN mais à la demande de confrères qui ont contacté l’ASN suite à nos révélations, comme l’ASN l’écrit en préambule de cette même page. Cette rumeur, selon laquelle les documents étaient en fait publics, est bizarrement apparue dans les heures qui ont suivi la publication de nos informations… Elle est pourtant facilement vérifiable…

H.N. : Je vous donne acte que la mise sur site de l’ASN date du 31 mars, date même de votre émission. Serait-il possible que vous ayez été prévenu de la démarche de l’ASN?  Le rôle du HCTISN apparaît  au début  du rapport de l’ASN, je cite:

Dans le cadre de de sa contribution aux travaux du groupe de suivi mis en place, à la demande de la ministre chargée de la sûreté nucléaire et de l’énergie, par le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sûreté nucléaire ( HCTISN ), afin de veiller à la transparence de l’instruction de l’anomalie qui affecte la cuve de l’EPR de Flamanville et de s’assurer de la bonne transmission des informations à la société civile, l’ASN a retracé l’historique de ses échanges avec EDF et Areva NP depuis 2005 sur la qualité des fabrications de Creusot Forge.

À la suite de plusieurs demandes du public, l’ASN publie l’historique de ces échanges avec EDF et Areva NP depuis 2005 et met à la disposition du public les courriers qu’elle leur a envoyés sur ce sujet.

Peut être le dernier paragraphe fait-il allusion à la demande de vos collègues et de vous-même. Si  les documents publiés par l’ASN sont différents des vôtres il serait très intéressant que vous publiiez ceux-ci. Il est normal qu’en réponse à votre émission du 31 mars j’ai fait référence au rapport de l’ASN puisqu’il a été mis sur site  le 31 mars également. Il n’y avait là aucune rumeur. Reste l’étrangeté de  cette coïncidence de dates.

 


Sur ce  site on voit qu’il y a deux séries d’échange :

1.    Une première série du 16 décembre 2005 au 21 décembre 2007, bien avant le début du travail sur la cuve de l’EPR. L’ASN met en cause des écarts de fabrication, en particulier sur les Générateurs de vapeur destinés à des réacteurs en construction par Mitsubishi et Framatome. Depuis 2003 l’usine du Creusot était passé sous le contrôle du   groupe France-Essor de Michel-Yves Bolloré. Ce n’est qu’en septembre 2006 que la Forge passait sous le contrôle d’AREVA. Cette période de changement de propriétaire était sans doute difficile, ce qui pouvait justifier les inquiétudes de l’ASN.  Toujours est-il que, selon le document de l’ASN :

« A partir de début 2008, la situation semble s’améliorer dans les usines du Creusot (Creusot Forge et Industeel). Le volume des fabrications nucléaires françaises se stabilise, voire diminue. L’ASN mandate des organismes pour la surveillance de la fabrication des composants conformément aux nouvelles dispositions prévues par l’arrêté ESPN du 12 décembre 2005. »

S.T. : Vous dîtes vous-même « semble » s’améliorer. En fait, nous avons la certitude que non. Notamment sur la base d’un rapport de la NRC, l’autorité de sûreté américaine qui, en 2009, a de nouveau constaté des problèmes de fabrication à même de générer des ségrégations. Plusieurs témoignages internes nous ont confirmé que le contrôle qualité n’a été revu réellement qu’en 2012, ce que reconnaît d’ailleurs Areva. Ces mêmes témoignages nous ont confirmé que la culture sûreté était toujours notoirement défaillante à cette époque. C’est un fait désormais reconnu par l’ASN.

H.N. : Ce n’est  pas moi qui  dit que, en 2008,  la situation semblait s’améliorer, c’est  l’ASN. Et, le fait même qu’il n’y a pas eu de nouveau rappel à l’ordre montre que la situation s’était effectivement améliorée.

Vous mélangez des questions techniques posées par la physico chimie des procédés (par exemple des possibilités de création d’inhomogénéités dans les coulées) qui se posent dans toutes les forges, et la culture de sûreté. C’est du grand n’importe quoi. Quel document de l’ASN fait-il état de déficience de la culture de sûreté, actuellement, dans l’usine du Creusot ?

2. De 2008 à 2012 RAS. Malgré cela vos journalistes insinuent que les forges étaient restées dans un état de délabrement avancé. C’est indigne.

S.T. : Cette période est celle où les falsifications de documentation les plus graves vont avoir lieu au Creusot. Elles témoignent de problèmes de fabrication persistants. Le générateur de vapeur de Fessenheim livré à EDF en « masquant » ses défauts a été fabriqué en 2008. Les générateurs de vapeur livré à Gravelines 5 et Flamanville 3 malgré là aussi ce type de dérive vont être fabriqués sur cette période. Par ailleurs la nouvelle presse de 9000 tonnes, qui marque la reprise des investissements lourds d’Areva dans cette usine n’est inaugurée qu’en 2014.

H.N. : Avez-vous des preuves de ce que vous avancez là, ou vous contentez vous de vous faire l’écho de rumeurs ? Actuellement, à l’initiative d’AREVA d’ailleurs (qui n’a pris le contrôle du Creusot qu’en 2006)    un considérable travail  de recension et de compréhension de milliers de fiches « barrées »  est mené à bien. Ayez au moins l’honnêteté de le dire et d’attendre le résultat de cette enquête avant de  juger de façon aussi péremptoire. J’ajoute que les GV ont été examinés, à la suite de possibles ségrégations de Carbone et déclarés bons pour le service.

3.    En mars 2012 AREVA signale des défauts dus à l’hydrogène sur les viroles de Générateurs de vapeur (GV). On ne parle plus de ce type de problème au-delà du 5 novembre 2012, ce qui semble indiquer que le problème avait été réglé. D’ailleurs l’ASN autorisera la mise en fonction des GV concernés.

S.T. : Oui, et d’ailleurs, nous n’en avons pas parlé.

H.N. : Quand cela va bien on n’en parle pas…

4.    En octobre 2013 AREVA signale à l’ASN une mauvaise maîtrise des ségrégations de Carbone sur les dômes de GV. C’est à partir de là que la question de ces ségrégations est posée pour les GV et le fond et le couvercle de l’EPR.

S.T. : En fait non. Le dialogue technique entre Areva et l’ASN autour de l’homogénéité de l’acier des calottes a débuté avant même leur fabrication. Dès mai 2006, l’ASN a écrit en ce sens à Areva. Ce courrier existe et il est en ligne sur le site de l’ASN depuis plusieurs mois. Le dialogue va durer près de 7 ans avant que des tests soient enfin pratiqués sur des pièces surnuméraires destinées à l’origine à l’EPR américain.

H.N. : Il est curieux que, dans ces conditions, l’ASN ait accepté que la cuve soit installée sur FLAM 3. La question de l’homogénéité des coulées est une vieille affaire qui a donné lieu à des réglementations évoluant dans le temps. Mais je maintiens que ce n’est qu’un 2013 qu’AREVA a signalé une difficulté sur ce point. Ce qui démontre d’ailleurs qu’AREVA est tout à fait conscient du problème.

Contrairement au titre de l’émission ces documents accessibles au public démontrent le sérieux des contrôles effectués par AREVA et suivis de près par l’ASN. Il n’y a eu aucune légèreté dans tout cela sauf celle de vos journalistes.

S.T. : Encore une fois, ces documents n’étaient pas accessibles au public. Notre enquête démontre au contraire que l’ASN n’a pas pu suivre de près tous les développements de cette affaire (en témoignent les falsifications au Creusot), c’est un fait qu’elle reconnaît elle-même aujourd’hui. Elle devrait annoncer prochainement des mesures pour essayer de remédier à cet état de fait.

H.N. : Ici je me contente de dire que les documents accessibles actuellement au public sur le site de l’ASN  démontrent  le sérieux des contrôles effectués par AREVA  et leur suivi attentif et critique  par l’ASN. Que ces documents aient été accessibles plus ou moins tôt au public n’y change rien.

Par ailleurs vous semblez ignorer que cette question des ségrégations de Carbone et des évolutions des réglementations  les concernant a été l’objet de plusieurs séances de l’OPECST dont les comptes rendus sont eux, parfaitement accessibles au public.

Vous donnez la parole à des soi-disant experts connus pour leur opposition systématique au nucléaire français, Yves Marignac, Bernard Laponche et, un comble, un représentant de Greenpeace qui est une vraie machine à désinformation. Pourquoi ne pas avoir consulté des vrais spécialistes de la métallurgie sous irradiation comme le professeur Yves Bréchet qui a été auditionné par l’OPECST sur ce sujet. Mais vos journalistes préfèrent Greenpeace aux Académies des Sciences et des Technologies. Lorsqu’on rapproche la diffusion de leur émission à charge de la campagne électorale que nous vivons actuellement on comprend leur intention qui n’a rien à voir avec ce qu’on attend d’un service public qui devrait se contenter d’informer sans déformer pendant cette période sensible.

Hervé Nifenecker.

S.T. : Nous donnons également la parole à des intervenants qui sont loin d’être des opposants au nucléaire : ASN, IRSN, président de l’ANCCLI, salarié d’Areva, DG d’Areva NP, anciens dirigeants de la forge… Nous avons également rencontré des acteurs de la filière qui nous ont confirmé, de manière anonyme nos informations. Nous sommes dans un milieu où les points de vue sont extrêmement tranchés, et où il est difficile de pouvoir qualifier un interlocuteur de « neutre » ou « indépendant ». Depuis la diffusion de cette enquête deux cadres ayant travaillé pour Areva sur des activités directement en lien avec cette enquête m’ont contacté pour me dire qu’ils s’étaient parfaitement reconnus dans mon travail et qu’ils dénonçaient eux-mêmes ces errements depuis de longues années.

 

H.N. : Je connais d’autres cadres qui ne disent pas la même chose. So What ?

— FIN

NDLR : Pour en savoir plus, accéder au rapport de l’OPECST sur les ségrégations:

http://www.senat.fr/rap/r14-613/r14-613.html

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